La prime aux résultats, sujet qui pourrait fâcher
12/12/2011 05:42
Nous l’annoncions dans notre édition de samedi : la population castelroussine a augmenté de manière significative en 2011. Mais avant de gonfler à nouveau, cette population avait observé une sérieuse décrue, passant notamment de 49.282 habitants au 1er janvier 2010, à 48.141 habitants au 1er janvier 2011. Jean-François Mayet et son équipe savaient que cette perte importante aurait des conséquences sonnantes et trébuchantes. La note sera présentée ce soir, lors d’une séance de conseil municipal consacrée au vote du budget primitif 2012.
Dotation de l’État en baisse, à cause, notamment, de cette diminution de la population, et augmentation des recettes plus faible que celle des dépenses : la part de l’autofinancement baisse de 300.000 €. Didier Fleuret, délégué aux finances, se refuse pourtant à évoquer un budget de crise : « Le programme d’investissement se montera à 12,1 millions d’euros, dans les mêmes eaux que celui de 2011. Nous allons notamment attaquer deux gros chantiers, rue Alphonse-Daudet et rue des Fontaines, à Saint-Christophe. Avec ces nouveaux lotissements, nous espérons évidemment attirer des habitants supplémentaires ». Autre volet important de ce budget primitif 2012, l’enseignement et les écoles. « 900.000 € seront consacrés à l’école d’ingénieurs Balsan. Et nous allons aussi entreprendre des travaux à Jean-Moulin, Martin-Luther-King et Saint-Martial », poursuit Didier Fleuret. Travaux qui concerneront aussi le quartier des Grands-Champs, la place Monestier, ainsi que les rues de Mousseaux et Pierre-et-Marie-Curie. Sans oublier la poursuite du chantier des eaux pluviales de la Vallée aux Prêtres.
Si les syndicats ne sont pas contents…
Le sujet qui pourrait fâcher, ce lundi soir, est la mise en place d’une prime de fonction et de résultats qui ne concernera, pour commencer, que les agents de catégorie A. Les syndicats ont fait connaître leur opposition à cette direction nationale. Lors du comité technique paritaire qui s’est tenu jeudi, Jean-François Mayet leur a répondu que « s’ils n’étaient pas contents, ils pouvaient aller manifester dans la rue ». Les représentants syndicaux ont immédiatement claqué la porte.

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